A SAVOIR ...

SI L'ON EN DISAIT PLUS  SUR NOTRE  CAGOUILLE

UNE INFO CULTURELLE ... l'escargot et Salvador DALI

               Lors de sa rencontre avec Sigmund Freud en 1938 à Londres, qu’il considérera comme son père spirituel, Dali affirmait ne pas croire pas au hasard – il n’est pas le seul - . Il raconte : « avoir vu un escargot sur un vélo devant la maison de Freud ».

              Associant dès lors l’escargot à une tête humaine (et plus particulièrement à celle du psychanalyste), il fut fasciné par la géométrie naturelle de sa coquille, par la dualité de son extérieur dur et de son intérieur mou.

L’escargot est ailé, posé sur un socle en mouvement et semble se déplacer à grande vitesse.

             Ailé, lui aussi, et capable de voler à la vitesse du vent, l'ange accorde à l’escargot le don du mouvement, en se posant, un bref instant, sur sa coquille.

Mais l’ange ailé brandit une béquille : est-ce la canne de Dali ?    

                              - « Je suis un escargot » cria-t-il à la mort de Gala, en 1982…

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     Le sang de l'escargot

      est incolore, légèrement visqueux. Le plasma est alcalin (7,8) et contient un pigment respiratoire : l'hémocyanine à base de cuivre. C'est à cause de ce pigment que le sang de l'escargot, incolore dans l'organisme, prend à l'air une teinte bleue par oxydation de l'hémocyanine.Ce pigment respiratoire permet seulement au sang de fixer 2 fois plus d'oxygène que ne le ferait un même volume d'eau.

Le plasma du sang de notre escargot ne contient pas de fibrine. C'est pourquoi il ne coagule pas.

La densité du sang est légèrement supérieure à celle de l'eau douce. Son poids total varie entre le 1/5 et le 1/6 du poids de l'escargot, coquille comprise.

Cette proportion est plus importante que chez les vertébrés, c'est pour cette raison que les tissus de l'escargot sont mous et humides .......

 

ORGANE DES SENS

     TOUCHER     C’est le sens le plus développé.

Toutes les partis du corps, non recouvertes par la coquille, sont sensibles au toucher.

Les tentacules recherchent les obstacles, mais dès qu’ils sont entrés en contact avec eux ; ils se rétractent brusquement, pour se développer à nouveau après avoir changé de direction. Il n’y a pas là un toucher recherchant les formes, la nature des obstacles, mais uniquement un toucher chargé de trouver une route libre.

Cette sensibilité tactile est donc très importante. Elle contribue à aider à la progression, à éviter les blessures, les chocs, à permettre d’échapper aux ennemis par rétraction ou par fuite.

 

LA VUE    Swammerdam ayant fait la dissection des points noirs situés à l’extrémité des grands tentacules, y a trouvé tous les organes de l’œil.

Néanmoins, lorsque la cagouille se déplace lentement, les tentacules allongés explorant l’espace dans toutes les directions, il donne nettement l’impression d’être à peu près aveugle.

Lorsque ces grands tentacules rencontrent un obstacle, ils en suivent à 1 mm, tous les contours, semblant plutôt les flairer.

Si l’on présente à la cagouille une lame de verre, il la heurte, l’obstacle opaque étant le seul qu’elle puisse reconnaître.

Elle  ne voit que dans l’axe des grands tentacules. Son œil semble fixe. Quand on lui présente une lame de couteau sur le côté, elle la touche tandis que si elle lui est présentée de face, souvent la cagouille s’arrête avant d’entrer en contact avec elle.

On peut ainsi faire prendre à la cagouille la direction que l’on désire en procédant comme suit : présenter la lame exactement face à l’œil gauche par exemple, pour voir l’animal virer lentement vers la droite.

La cagouille est sensible à la lumière puisque, lorsqu’elle s’échappe d’un parc, aussi bien que d’une cave, il fuit toujours vers l’endroit le plus éclairé.

La lumière électrique faible semble l’attirer. Une ampoule forte l’aveugle peut-être, mai malgré le dégagement de chaleur, il se dirige droit vers elle.

Les petits tentacules sont nettement aveugles puisqu’ils heurtent systématiquement tous les obstacles quelle que soit la direction dans laquelle ils leur sont présentés.

Parmi les anomalies rencontrées dans la disposition ou la forme des tentacules, on peut citer : des tentacules inégaux, noueux, coudés, bifurqués, curvilignes.

ODORAT     Ce sens est très développé chez la cagouille et supplée sans cesse à la faiblesse de la vue, mais surtout lors des sorties nocturnes. Pratiquement, la vue ne joue aucun rôle dans la recherche de la nourriture. On le constate en enfermant dans un sachet de toile du fromage et du son mélangé à du méta. La cagouille se dirige directement vers le sachet, ramollit une partie de l’enveloppe de toile qu’elle absorbe ensuite puis mange le contenu du sachet. 

Si l’on place dur le côté, près du pied, un moreau de camphre, on remarque qu’au voisinage de celui-ci le pied fait une anse, la peau réagissant nettement.

On a l’impression que les grands tentacules recherchent les parfums dans toutes les directions et à toutes les hauteurs tandis que les petits tentacules prospectent plutôt la surface du dsol.

Young a constaté qu’après 8 jours de jeûne la réaction d’attirance se produisait uax distances suivantes :

 1 à 3 cm pommes, carottes,   5 à 6 cm   salades

 15 à 20 cm    choux,           46 à 50 cm    melon

La Cagouille perçoit l’odeur du chou à 6 cm dans un air calme et à 40 cm dans un courant d’air (Sthol).

Il ne devine la présence d’une banane épluchée qu’à 1 cm et la pomme de terre cuite à 5 cm.

Il rampe sur le gel, le poivre sans être gêné.

En général, la cagouille réagit en présence de produits chimiques nettement volatils.

Le tétrachlorure de carbone le fait changer de route ou rentrer dans sa coquille.

L’éther sulfurique a sur lui un effet immédiat. Il s’en éloigne rapidement. Une goutte versée sur une cagouille rétractée provoque une émission abondante de mucus floconneux.

Mais les deux produits déterminant des réactions rapides et contradictoires sont le méta et l’anti-mites (paradichlorobenzène).

Le méta ou alcool solidifié l’attire nettement et dès absorption la tue impitoyablement.

L’anti-mites, placé à 5 cm devant, derrière ou sur le côté, provoque une réaction immédiate.

Pendant qu’une cagouille mange, si l’on place à quelques cm derrière elle de l’anti-mites, on remarque que les cornes s’agitent, inquiètes et que l’animal aussitôt se rétracte rapidement.

OUIE        La Cagouille ne paraît entendre un bruit qui si celui-ci est voisin de lui et devient assez fort pour produire de violentes vibrations dans l’air.

On constate, lors d’un bruit violent, un arrêt très court dans la marche et une hésitation passagère des tentacules.

Néanmoins, l’animal ne rentre pas dans sa coquille. Il est peu sensible aux vibrations transmises par le sol.

GOUT     La cavité buccale, bien qu’en grande partie cornée, est l’organe du goût.

La Cagouille a de nettes préférences mais il est impossible d’affirmer que ces réactions soient accompagnées de sensations gustatives.

On estime qu’il peut discerner l’amer, l’acide mais probablement pas le salé.

REPRODUCTION

Organes génitaux

La Cagouille est hermaphrodite, c'est-à-dire qu’elle possède les deux sexes.

Elle n’en est pas moins soumise à la loi de  l’accouplement.

L’Accouplement

En mars ou avril, suivant les régions, souvent la nuit, la Cagouille sort et pendant quelques semaines, répare les forces perdues durant l’hiver.

Pendant ce temps, la glande sexuelle s’est développée, la partie mâle dominant.

Bientôt, la Cagouille ne mange plus ou très peu, c’est « la saison des amours » qui commence.

La recherche du conjoint est la cause, dans certaines régions, de déplacements massifs.

Mais, le plus souvent, la Cagouille est solitaire. C’est l’odorat qui le guide. On le voit suivre une trace argentée. Ses grands tentacules sont relevés tandis que les petits tentacules flairent le sol.

Quand la Cagouille a rencontré un congénère, tous deux s’approchent, se flairent puis se caressent avec leur radula râpeuse.

Ensuite, ils se réunissent face à face, la partie antérieure de leurs de leurs corps redressée à la verticale, l’autre partie appliquée sur le sol. Puis, ils se mordillent. Lorsque la morsure est trop forte, ils se séparent pour se réunir à nouveau presque aussitôt. Les caresses continuent.

Bientôt, sortant de la bourse génitale le dard calcaire apparaît ; la sortie est facilitée par u n mucus spécial élaboré par les glandes multifides.

Les Cagouilles s’excitent mutuellement avec cet original aiguillon, chacun cherchant à piquer l’autre, tout en évitant lui-même d’être touché.

Quelquefois même l’un des partenaires rentre très rapidement dans sa coquille pour en ressortir de nouveau et le jeu recommence.

Ils se piquent au hasard mais cherchent le voisinage de l’orifice sexuel derrière la tête.

Cette partie du cou est gonflée et devient bleuâtre.

Les dards se rencontrent, se heurtent. Quelquefois même, ils se brisent au choc, ou dans le corps du partenaire. Ce dard se reforme jusqu’à 11 fois dans une saison.

Ce n’est que lorsque les Cagouilles se sont piquées que commence le véritable accouplement.

L’ouverture considérable de l’orifice respiratoire et surtout l’état presque convulsif de dilatation et de contraction de l’orifice génital sont à ce moment très caractéristiques.

La tête, les lèvres se surtout les tentacules s’agitent nerveusement.

Enfin, le dard est rentré.

Ces préliminaires durent quelquefois plusieurs heures.

L’orifice sexuel se dilate, la bourse commune contenant vagin et pénis commence à se retourner comme un doigt de gant et laisse apparaître deux orifices : celui du vagin et celui de la gaine du pénis.

Cette gaine se retourne complètement.

Tous les organes gonflés présentent un aspect couleur d’opale.

Tout cela s’est passé assez rapidement.

Les deux partenaires sont alors dans des directions nettement opposées cherchant à entrer en contact par la partie droite de leur cou.

Ensuite le déroulement est beaucoup plus lent car les deux pénis apparaissent et se balancent au hasard jusqu’au moment où ils entrent en contact avec l’orifice génital du partenaire.

Les Cagouilles se réunissent enfin par le côté droit du cou.

L’accouplement a lieu : introduction réciproque de l’organe mâle dans le conduit femelle.

Pendant l’accouplement, les tentacules restent courbés, rentrant puis sortant de temps à autre.

Le fouet ou flagellum est, à ce moment, enroulé à la base du pénis. Il n’est pas partie excitante.

Il participe alors avec l’organe mâle à la formation d’un étui solide, chitineux, appelé spermatophore ou capreolus, contenant les spermatozoïdes.

Dans le flagellum se forment les appendices filiformes de spermatophore.

Cet étui est terminé en une vingtaine de minutes. Il reproduit en relief l’intérieur du pénis. Il est indispensable car la Cagouille ne possède pas d’organe éjaculateur.

Puis, sous l’action conjuguée de ses appendices filiformes et des muscles du pénis, le spermatophore progresse lentement dans le pénis et s’introduit dans le vagin correspondant.

Lorsque cette opération est terminée, le spermatophore s’ouvre, gagne le réceptacle séminal, en 5 minutes environ.

Si l’on sépare deux Cagouilles accouplées, on remarque à l’extrémité de chaque pénis, un filament raidi, luisant, un peu nacré.

En tirant doucement chaque filament, on sort peu à peu le spermatophore. Il comprend le spermatophore lui-même, tube cylindrique long de 10 mm sur 1 mm de diamètre, terminé en avant par le filament sur lequel on a tiré, long de 35 mm et en arrière par un filament semblable long de 70 mm environ.

 

Puisque l’on extrait un spermatophore de chaque partenaire, ce sont donc, au printemps, deux animaux mâles qui se réunissent, se fournissant réciproquement des spermatozoïdes qui, du vagin, gagnent par le canal, le réceptacle séminal en attendant de féconder les ovules.

Chaque individu agit donc à la fois comme mâle et comme femelle.

A cette époque la glande génitale ne forme aucun ovule.

Les Cagouilles continuent à s’accoupler pendant quelques semaines, jouant toujours le rôle de mâle, bien qu’un seul accouplement soit suffisant pour toute la saison et même quelquefois pour l’année suivante. TAYLOR a signalé en 1900 un petit-gris qui avait été fécondé pour 4 années après un seul accouplement.

Il y a deux périodes d’accouplement de mai à août.

A chacune d’elles correspond une ponte.

Pendant ce temps, les spermatozoïdes amassés dans le réceptacle séminal ont terminé leur évolution et sont devenus capables de féconder les ovules.

C’est dire que la Cagouille ne peut féconder ses propres ovules puisque les spermatozoïdes qu’il émet ne sont pas aptes à remplir leur rôle de fécondateur qu’après un stage dans le réeptale séminal du partenaire.

 

 

 

 

 

Des escargots dans les cantines scolaires : une bonne idée pour lutter contre l'obésité ?

      Un chef cuisinier français a récemment suggéré aux écoles écossaises de servir des escargots dans les cantines. Une recommandation surprenante qui vise à encourager le combat contre l'obésité infantile.

      Vous reprendrez bien un peu d'escargots ?

      En Écosse, certains écoliers auront peut-être l'occasion de déguster cette spécialité so frenchy, traditionnellement servie chez nous lors du repas de Noël.

      En effet, le chef français Fred Berkmiller a suggéré aux écoles écossaises de servir des escargots dans les cantines. Cette proposition pour le moins originale vise davantage à encourager la lutte contre l'obésité qu'à promouvoir la culture gastronomique française Outre-Manche.
       Propriétaire de deux restaurants à Édimbourg (L'Escargot Bleu et l'Escargot Blanc), Fred Berkmiller a déclaré à BBC Scotland que les escargots - riches en minéraux et peu caloriques - pouvaient se révéler bénéfiques pour remplacer les aliments frits, selon lui trop fréquemment servis dans les écoles écossaises.

    . Il va même plus loin en proposant d'instaurer un potager et des cours de cuisine dans les écoles.

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Épidémie d'obésité en Écosse

       Une idée saluée par l'Organisation Mondiale de la santé (OMS) qui, comme le rapporte le site ConsoGlobe, encourage le gouvernement écossais à lutter contre l'obésité infantile à échelle nationale. L'Écosse fait en effet face à un grave problème d'obésité : selon des chiffres collectés par l'OMS et World Obesity entre 2009 et 2014, la proportion d'obèses dans cette partie de la Grande-Bretagne s'élève à 29,3% chez les femmes et 23,7% chez les hommes.

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L'escargot est un mollusque terrien qui se rapproche des coquillages et des bigorneaux. Il est peu calorique (70kcal/100 gr) et contient 75% de protéines d'excellente qualité, 15% de matières grasses et un faible pourcentage de glucides. Il est une source intéressante de fer, de calcium, de phosphore et de cuivre.

En dehors du plaisir que sa dégustation peut fournir, sa richesse en magnésium est exceptionnelle.

Riches en acide gras polyinsaturés oméga 3 et dépourvus de cholestérol, les escargots feraient partie des aliments qui réduiraient le risque de maladies cardiovasculaires.

Ils sont d'ailleurs largement consommés dans les régimes méditerranéens dont crétois.

 

L'escargot, un aliment de l'avenir.   100 gr d'escargot contiennent :

eau 79 gr, protéine 16gr,  glucides 2 gr, lipides 1 gr, potassium 0 gr, magnésium 250 mg, calcium 170 mg, zinc 2,5 mg, iode 6 microgrammes, fer 3;5 mg, vitamine C 15 MG.

100 gr d'escargot couvre 4% des apports caloriques journalier (base 2000kcal), l'escagot est pauvre en fibres.

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